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19/12/2011

Mon analyse du budget 2012 du Conseil général

Dans un contexte qui n’a jamais été aussi difficile, nous sommes en face d’un projet de budget vertueux et qui a du sens. Telle est la trame de mon intervention à la session du 16 décembre dernier.


 

Le contexte n’a jamais été aussi difficile avec une réforme fiscale pénalisante pour les collectivités territoriales et très contraignante, un climat économique de récession, un Etat exsangue.

Néanmoins ce budget est vertueux. Il  est construit à partir d'un choix de maîtrise des charges de gestion qui limite la pression fiscale raisonnablement. Sans la réforme fiscale, avec ce budget calibré à presque 500 M € de ressources, nul besoin d’augmenter le taux de TFB : l’augmentation de 1,75%, c’est la facture de la réforme fiscale. L' objectif de cette réforme était bien d’aboutir à un transfert d’une partie de la fiscalité locale des entreprises vers les ménages : nous y sommes.C'est la réforme de la droite qui a provoqué une augmentation de la fiscalité vers les ménages au travers de la TFB.

Ce budget est également axé sur une optimisation de nos ressources qui ralentit notre endettement et préserve l’avenir. La situation de notre endettement  sans être alarmante n’est cependant pas excellente ne nous permet pas d’aller au-delà de ce qui est proposé. D’abord, parce que la situation financière de la France  avec  la très forte probabilité de perdre son triple A avec des conséquences directes sur le crédit bancaire qui se fera plus rare et plus cher. Ensuite, parce que le département s’il n’est pas « surendetté », s’il n’a pas de dette « toxique » a néanmoins une capacité d’autofinancement insuffisante. Elle s’améliore mais il faut encore qu’elle progresse. La solvabilité du département passe donc par la maîtrise de la dette.

Les fondamentaux sont donc orientés dans le bon sens avec des dépenses qui progressent moins que les recettes, et donc un autofinancement qui s’améliore, avec un endettement qui ralentit puisque la variation de l’endettement (càd. le capital restant à rembourser diminué du capital à remboursé soldé) diminue d’un tiers ( 36, 18 M€ en 2011, 23,56 en 2012). Autrement dit, nous conservons notre capacité à investir à un bon niveau mais sans détériorer notre dette. L’argent public du département est donc employé dans les conditions optimales.

C’est un budget vertueux sans dérive des dépenses de gestion courante, notamment dans les frais de personnel. Mais la vertu ne suffit pas à faire un bon budget. Un bon budget est aussi un budget qui a du sens. et c'est le cas de ce budget 2012 avec des priorités claires attendues par nos concitoyens pour l’emploi, la solidarité, le développement économique, l'avenir avec les aides à la recherche  et la qualité de vie.


 


  

 

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